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Lutte contre la malnutrition : le Sénégal, un modèle en Afrique

La guerre et le changement climatique sont une des principales causes de la faim qui touche particulièrement les pays africains. Mais le Sénégal est cité comme un bon élève en Afrique en 2017 (mamopanel.org). Entre 2000 et 2016, le pays a pris plusieurs décisions pour réduire de 56% la dénutrition.

AU SOMMAIRE

  • Les TIC, la solution pour éliminer la faim en Afrique 
  • Les banques de céréales par le biais des coopératives agricoles  
  • Le projet STTP, une solution rentable

Les TIC, la solution pour éliminer la faim en Afrique

Dans la région sud de Tambacounda plus précisément la Commune de Dialokoto, à 500 km au sud-ouest de la capitale, Dakar, les céréaliculteurs sénégalais se servent de leur téléphone mobile pour planifier les semis et les récoltes en recevant des conseils venant d’expert reconnus qui travaillent en étroite collaboration avec les coopératives agricoles. Ce service est appelé Nafoore. Il a été mis en place par l’entreprise Jokalante pour venir en aide aux paysans en améliorant leurs rendements agricoles. Il aide aussi à prévoir la météo, à maîtriser les prix des céréales et à fournir des informations sur la nutrition et la santé animale. Ibrahima Sané  est un producteur de céréales à Tambacounda, il se sert déjà du service Nafoore.

“Le changement climatique peut entraîner des problèmes, comme une baisse des rendements. Le changement climatique et le manque de pluie sont persistants, mais le service  Nafoore m’a permis d’améliorer la situation en me donnant la possibilité d’avoir les informations climatiques dont j’ai besoin mais aussi les conseils avisés d’expert agricoles qui travaillent au sein de la coopérative à laquelle je me suis affilié”

D’ici 2025, l’Afrique devrait compter 600 millions d’utilisateurs de la téléphonie mobile, soit près de la moitié de sa population (selon rapport GSMA 2019). Avoir accès à des informations précises comme la météo en temps réel peut aider à réduire les mauvaises qualités des récoltes et à améliorer la sécurité alimentaire. Sada Ly, directrice régionale du développement rural à Tambacounda.

“C’est une région avec un potentiel élevé et des sols riches. Au cours des dernières années, nous avons constaté une augmentation des superficies plantées. Des progrès ont été accomplis au cours des deux dernières décennies pour réduire la famine en Afrique”, confirme la directrice régionale du développement rural à Tambacounda.

Les banques de céréales par le biais des coopératives agricoles


En 2002, le Sénégal a lancé un programme de renforcement de la nutrition. Les communautés agropastorales vulnérables de Tambacounda ont également accru les banques de céréales en tant que mécanisme de gestion des menaces pesant sur leur sécurité alimentaire. Jokalante qui travaille en étroite collaboration avec les coopératives dont le rôle est de leur fournir toutes les informations dont ils ont besoins pour pouvoir mener à bien leurs activités via sa plateforme TIC. Ainsi cette plateforme sert de liaison entre le paysan et la coopérative comme en témoigne Ousseynou Sow qui travaille au bureau de développement rural de Tambacounda.

“La banque sert les intérêts des agriculteurs. Quand tu es en difficulté et que tu n’as pas assez de céréales chez toi, tu peux venir à la banque pour en emprunter, et à la récolte tu rembourseras.”

Le projet STTP, une solution rentable…

Le projet STTP a également ouvert la voie au développement de variétés bio fortifiées à savoir le mil (souna), le maïs, le niébé, le sorgho et le riz (Nérica 4). Pour illustrer ces propos nous avons interrogé Lamine Diallo Producteur à Mboulem  dans la Région de Mbour

« Je m’appelle Lamine DIALLO, producteur à Mboulem, village situé à 7 km de Mbour. J’ai bénéficié du projet SSTP. Le projet a une importance car il nous a données des techniques nouvelles sur l’utilisation du Khétakh (matière organique de balle de mil). Auparavant le khétakh était brulé car nous ne connaissons pas qu’il pourrait être utilisé comme composte. Ainsi, à la fin du projet, je continue toujours d’utiliser le khétakh mélangé avec de la bouse de vache que j’épands dans mes champs. Les rendements sont plus importants et sans engrais chimiques les cultures se développent bien. Avant le projet, nous mettons uniquement de l’engrais chimiques dans nos champs mais depuis les formations reçues avec le projet, nous utilisons de moins en moins de l’engrais chimique et nous avons aussi de bon rendement. En termes de revenus, les gains financiers sont à la hausse et m’ont permis de relancer le mon petit commerce et l’élevage des petits ruminants et de l’aviculture. N’eut été le vol de bétail que j’ai été victime, j’avais un bon départ pour mes activités. En outre, nous trouvons les réponses aux questions que nous nous posions sur le khétakh et d’autres informations avec les émissions sur le Khétakh diffusée avec les radios. Les émissions, le projet en général ont une importance capitale pour les producteurs ».

Que pensez-vous de l’impact des services de Nafoore sur la vie des agriculteurs et pêcheurs ? laissez-nous un commentaire sur cet article et n’oubliez pas de le partager

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